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Revue de presse (3 – 10 février)

février 11, 2013

En Une cette semaine, la Tunisie et l’Egypte. Alors que la crise politique qui a suivi l’assassinat de l’opposant tunisien Chokri Belaïd mercredi 6 février n’en finit pas de faire couler de l’encre, les médias panarabes et proche-orientaux ont aussi largement couvert la visite du président iranien, Mahmoud Ahmadinejad au Caire – une première depuis la rupture des relations diplomatiques au lendemain de la signature des Accords de Camp David par l’Egypte en 1978 – dans le cadre du 12ème sommet islamique de l’OCI (Organisation de la coopération islamique).

Source al Arabiya:Sur les trois tombes de droite : « Assassiné pendant la révolution ». Sur la première tombe : « Assassiné après avoir gagné la révolution ».

Source al Arabiya:
Sur les trois tombes de droite : « Assassiné pendant la révolution ». Sur la première tombe :                « Assassiné après avoir gagné la révolution ».

Les troubles qui agitent la Tunisie depuis l’assassinat de Chokri Belaid, suscitent dans la plupart des journaux arabophones l’interrogation quant à l’avenir du pays et la peur du chaos politique. La presse algérienne francophone redoute quant à elle de voir le scénario de la « décennie noire » se reproduire en Tunisie. Les journalistes algériens rappelant ainsi les assassinats de personnalités politiques, intellectuelles et artistiques à la veille de la période de terrorisme qu’a connu l’Algérie dans les années 1990. Le quotidien Liberté titre d’ailleurs explicitement : « Tunisie : les islamistes passent à la méthode GIA ». Certains titres égyptiens évoquent également la crainte de voir apparaître le même phénomène en Egypte. Interrogé par le quotidien Al Ahram, Hamdeen Sabahi, leader du parti de la dignité (hizb al karâma) proche de la gauche nassérienne, a mis en garde contre le risque de transmission des assassinats politiques dans le processus du printemps arabe. Il a également insisté sur la similitude, selon lui des régimes islamistes égyptien et tunisien. (Voir article).  De même, Mohamed Salah, journaliste à Al Hayat, (quotidien panarabe basé à Londres), considère que le risque de voir se développer les assassinats politiques en Egypte est fort probable tant que la crise politique en Egypte ne sera pas résolue. Il ajoute que les événements se déclenchent  toujours en Tunisie avant de les voir se produire en Egypte. Au passage, l’auteur égratigne la couverture médiatique du sommet islamique du Caire dont les discussions, n’ont jamais donné lieu à de réels changements et affirme que « le cœur des Egyptiens était en Tunisie ». (Lire l’article en anglais).

De son côté, le journal libanais Al Akhbar tente une analyse de la mobilisation tunisienne en expliquant que le traumatisme provoqué par l’assassinat de Belaid est lié à l’histoire politique du pays. Selon l’auteur, la Tunisie n’a pas connu d’assassinats politiques, si ce n’est celui en 1961 du leader Salah Ben Youssef, rival politique de l’ancien président Habib Bourguiba. Et plus récemment, la mort de Lotfi Naguedh du parti Nida Tounès, en octobre dernier à Tatatouine lors d’affrontements entre partisans et adversaires d’Ennahda. Cet épisode apparait comme un signe avant-coureur tandis que la majorité des partis de l’opposition avait déjà mis en garde contre le danger que représentaient les salafistes et les organisations de défense de la révolution. (Lire l’article en arabe)

Source: al Arabiya

Source: al Arabiya

En Egypte, c’est la visite d’Ahmadinejad qui a fait grand bruit dans la presse. Alors qu’Ahmadinejad s’est entretenu avec son homologue égyptien sur la crise syrienne, le quotidien Al Watan s’est permis de rappeler les positions changeantes de Mohamed Morsi vis-à-vis du chef d’Etat iranien. « Morsi candidat : Je refuse de rencontrer l’ambassadeur iranien par intérim. Morsi président : Bienvenu au Caire, Monsieur le président… », titre ainsi le journal. (Lire l’article en arabe).

Au cours d’un entretien, le grand imam d’Al Azhar a demandé au président iranien de ne pas s’immiscer dans les affaires du Golfe (l’Iran étant soupçonné d’être derrière la contestation chiite au Bahreïn). Cette visite fut aussi marquée par l’arrestation de deux Egyptiens et un Syrien accusés d’avoir tenté d’agresser le président iranien en lui lançant une chaussure devant la mosquée Al-Hussein.

Source: al Arabiya

Source: al Arabiya

Au-delà de cette visite officielle largement relayée, les manifestations continuent d’occuper l’attention des médias égyptiens. Le même quotidien Al Watan mentionne une manifestation de partisans de Hosni Mubarak ce lundi 11 février en commémoration du deuxième anniversaire de sa « démission ». (Lire l’article en arabe).

Le journal officiel saoudien Al Arabiya se fait quant à lui l’écho des femmes égyptiennes, signalant un rapport selon lequel le harcèlement des femmes relèverait de la  manœuvre politique organisée pour les empêcher de manifester et ainsi ternir l’image de la place Tahrir et des forces révolutionnaires. (Lire l’article en arabe).

Au Liban, le sort des réfugiés syriens continue de préoccuper les journaux nationaux. L’Orient le jour relaie ainsi une enquête de Médecins sans frontières soulignant le manque d’accès aux soins pour une majorité de réfugiés. Selon le journal Assafir, qui se base sur la même enquête, 72% des femmes enceintes ne reçoivent aucun suivi médical. (Lire l’article en arabe).

Enfin, le journal libanais Al Akhbar dévoile le lancement d’un nouveau programme de télé-réalité intitulé « Le leader » (az-za’im). 14 jeunes âgés de 26 à 40 ans, sans expérience politique, formés par une équipe de professionnels de la communication politique doivent organiser des conférences de presse, apprendre à faire des campagnes, des visites sur le terrain… Le vote sera partagé entre le jury et le public. Pour éviter les choix confessionnels, les participants ont été divisés en deux équipes représentant différentes communautés. Pour promouvoir ce programme produit par la société « The Factory » et la chaîne « al-jadîd » ses organisateurs  disent vouloir donner la parole à une « classe silencieuse » que la scène politique libanaise ne représente pas. Selon des sources non confirmées,  le président libanais, Michel Sleiman serait l’invité d’honneur de la première diffusée mardi prochain.  (Lire l’article en arabe).

Voir la bande-annonce:

Iza Zmirli

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