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Revue de presse (8-21 avril)

avril 23, 2013
irak al quds

« Le nouvel Irak »

C’est une première depuis le départ des troupes américaines, les élections provinciales se sont tenues samedi dernier en Irak. La couverture médiatique de l’événement a mis en avant l’enjeu sécuritaire au cœur du processus et souligné les violences en toile de fond.

 

A la veille des élections le site qatari Al Jazeera consacrait un article aux importantes manifestations qui se déroulent depuis quatre mois dans la capitale et d’autres villes du pays. Les appels à manifester sont, selon le journaliste, principalement issus des organismes religieux. Les manifestants protestent contre le gouvernement du premier ministre Nouri al-Maliki. Le vote n’a eu lieu que dans douze régions sur dix-huit, le Kurdistan fonctionnant comme province autonome tandis qu’à Kirkouk, al Anbar et Ninive le vote a été reporté pour des raisons de sécurité. L’article indique que les élections comptent 265 forces politiques et 50 coalitions (Lire l’article en arabe). Dès dimanche, le quotidien panarabe, Al Quds, rapportait les plaintes reçues par la commission électorale, notamment dans la province de Kerbala. Au total, 88 plaintes. Pour cette raison l’annonce des résultats a été reportée. (Lire l’article en arabe)

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Le bus transportant des Palestiniens attaqué le 13 avril 1975 à Beyrouth

Le bus transportant des Palestiniens attaqué le 13 avril 1975 à Beyrouth

Le Liban commémore le 13 avril 1975, date du début de la guerre civile. De nombreux médias y ont consacré un dossier spécial. L’Orient-le-Jour publie un recueil de témoignages dans lequel les Libanais racontent leur journée du 13 avril 1975 (Lire l’article en français). Un autre article aborde la question des quelque 17 000 disparus au cours de la guerre. Encore aujourd’hui de nombreuses familles ne peuvent toujours pas faire le deuil de leurs proches (Lire l’article en français).  De son côté le journal de gauche libanais al Akhbar s’intéresse au sort des anciens quartiers généraux des partis de droite libanais. Le plus emblématique étant celui de Pierre Gemayel et de ses phalanges (kataëb). Propriété de la famille Gemayel, le bâtiment avait servi à la flotte française sous le mandat français. Aujourd’hui des rumeurs affirment que des négociations sont en cours pour revendre le bâtiment pour un montant colossal (Lire l’article en anglais).

Dans un article d’analyse, le journal Elaph se demande quant à lui si le Liban a retenu des leçons de la guerre à l’aune des tensions tensions croissantes liées à la crise syrienne et des troubles internes (accords de Doha 2008 qui mettent fin à 18 mois de crise politique) qui se sont succédé depuis le début des années 2000. Interviewé par le journal l’historien, Issam Khalifa, met en avant l’impact des jeux d’influence régionaux pour expliquer aussi bien la guerre civile comme les tensions actuelles. Celui-ci dit sa crainte de voir le conflit syrien s’étendre au Liban. Pour le politologue, Fawaz Trabulsi, il y a un black-out délibéré pour expliquer les causes de la guerre, d’autant plus que les principaux acteurs du conflit sont aujourd’hui au pouvoir. Parmi les raisons du déclenchement de la guerre, l’universitaire insiste sur des facteurs internes profonds et non pas des facteurs régionaux comme le prétend la classe politique actuelle.  Il ajoute qu’un pays dirigé par sept forces politiques représentant quatre communautés est en état de crise permanente et ceux qui le gouvernent ne se soucient pas des questions sociales, économiques, éducatives (Lire l’article en arabe).

Parmi les projets de société qui font débat au sein de la société libanaise, le mariage civil alimente les prises de position et continue d’être traité régulièrement par la presse. Le journal Assafir rapporte un sondage récent selon lequel 45% des Libanais seraient favorables au mariage civil. Parmi les personnes interrogées, 59% pense que le mariage civil constitue un pas pour alléger le poids communautaire tandis que 29% estime qu’il représente un danger pour l’ordre en place. L’étude indique d’autre part que plus le statut social des sondés est élevé (études supérieures, revenus), plus ces derniers auraient tendance à être favorable au mariage civil. Toutefois le journaliste relève non sans étonnement deux aspects de l’enquête selon lesquels les hommes et les plus de 55ans seraient plus nombreux à être favorables que les femmes ou  les jeunes. Il précise que l’ancienne génération a vécu les années 1970 et ses mouvements de libération tandis que la classe politique actuelle est avant tout sectaire et conservatrice ce qui expliquerait pourquoi les jeunes générations se montrent moins ouvertes (Lire l’article en arabe).

sondage

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Actualité sociale chargée en Algérie. « La journée sans pain » d’abord avec l’annonce d’une grève des artisans boulangers prévue mardi 23 avril pour protester contre le prix du pain qu’ils considèrent comme « injuste et dérisoire ». Fixé à 10 dinars, le prix de la baguette est le résultat d’un décret de 1996 dans le cadre d’une politique de subventions des produits de base en réponse aux politiques d’ajustements structurels mises en place pendant les années 1990. Aujourd’hui les boulangers estiment qu’ une baguette de pain leur coûte 15 dinars et la question concernant la hausse des prix du pain fait polémique.  L’événement alimente la presse nationale (lire l’article en français d’El Watan) mais aussi au-delà des frontières algériennes des titres comme Al arabiya ou encore le panarabe Al Quds y ont consacré des articles (Lire l’article d’Al Quds en arabe).

A Constantine la révélation d’une liste d’attribution de logements sociaux provoque la colère de nombreux demandeurs de logements. Des manifestations ont éclaté pendant plusieurs jours devant la municipalité donnant lieu à des fermetures de routes. Le quotidien Al Khabar rapporte que les manifestants accusent la commission d’avoir privilégié les demandeurs étrangers (des Tunisiens notamment) et d’avoir négligé des demandes en attente depuis les années 1990. De son côté le gouverneur (wali) a promis d’attribuer 2500 nouveaux logements (Lire l’article en arabe). Le quotidien francophone El Watan consacre quant à lui un article à un bidonville situé dans la région de Sétif. L’auteur revient sur l’implantation de ce bidonville dans les années 1990 alors que de nombreuses familles fuyaient le terrorisme. Depuis, les pouvoirs publics n’ont toujours pas pris de mesures pour aménager cette zone insalubre (Lire l’article en français).

Autre mouvement, celui des « employés du pré-emploi » terme pour désigner le statut de ces jeunes diplômés contractuels officiant dans les administrations et universités. A Bouira en Kabylie, les contractuels de l’université  Akli Mohand Oulhadj ont organisé un sit-in devant le siège de la wilaya afin de protester contre la précarité de leur statut et leurs conditions de travail. El Watan s’est fait l’écho de la contestation (Lire l’article en français).

printemps-berbere dilem

Kabylie toujours avec le 33ème anniversaire du printemps berbère. Né en mars-avril 1980 au lendemain de l’annulation d’une conférence du poète kabyle Mouloud Mammeri ce mouvement parti de Tizi-Ouzou, se répand vite jusqu’à Alger. A travers l’organisation de manifestations et d’une grève générale en Kabylie les protestataires entendent alors contester la politique d’arabisation mise en place par le régime à cette époque et demandent la reconnaissance de la langue tamazight comme langue officielle de l’Algérie. Plus largement, les revendications portent sur la mise en place urgente de réformes démocratiques dans le pays. Si  les manifestations sont violemment réprimées, cet événement constitue le  premier mouvement de contestation populaire depuis l’indépendance du pays en 1962, et annonce la future révolte de la jeunesse d’Alger en 1988. Le journal El Watan revient longuement sur cette commémoration. Parmi les articles consacrés, notons celui concernant le développement de la cause berbère sur les réseaux sociaux (Lire l’article en français). Cette commémoration est aussi relayée dans la presse arabe, à l’instar du journal saoudien Al arabiya.  Toutefois, aucun article n’y a été consacré dans les journaux arabophones algériens…

Voir l’extrait du journal d’Antenne 2 de 1981 consacré à l’événement

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Aux Emirats-Arabes-Unis, c’est la célèbre émission « Le prince des poètes » qui a déclenché malgré-elle la polémique suite à la plainte d’un des candidats d’origine palestinienne. Ce dernier qui avait été sélectionné pour participer au concours n’a jamais pu se rendre à l’enregistrement de l’émission à cause de son passeport israélien (les autorités lui ayant refusé le visa). Al Quds rapporte le coup de gueule du poète Marwan Makhul qui s’est exprimé sur sa page facebook. Celui-ci s’en prend aux Etats arabes et la façon dont ils traitent les Arabes de nationalité israélienne. L’auteur évoque l’hypocrisie de ces gouvernements qui l’empêchent de séjourner dans les pays arabes comme le Liban ou la Jordanie tout en menant des politiques de normalisation avec Israël. « Avant de nous couper de nos frères des pays arabes il faudrait que les pouvoirs de ces pays arabes s’excluent eux-mêmes de visiter Tel Aviv ! », ironise t’il.  « L’air de la Galilée est assez pur et le poisson d’Acre assez frais, je ne pense pas que la chaleur du désert d’Arabie soit plus grande que la chaleur des cœurs du peuple de Nazareth (…) je me suffis à moi-même, je suis prince de moi-même avant toute chose, et esclave de ces cœurs, dit le poète Makhul. »

Enfin, la crise syrienne portée sur grand écran. » Bab Sharqi », du nom d’un quartier de Damas, est le  premier long métrage sur la révolution syrienne. Réalisé par un cinéaste égyptien, Ahmed Atif, et projeté à Alexandrie, le film est un thriller qui mêle fiction et procédés réalistes en intégrant des extraits d’images tournées lors de manifestations ou encore d’images télévisées. Sur le plateau de « l’événement égyptien », un programme de la chaîne saoudienne Al arabiya, le présentateur va jusqu’à comparer Ahmed Atif au célèbre  cinéaste égyptien Youssef Chahine qui avait traité de la défaite de 1967 dans « Le moineau » (1971). Le réalisateur affirme quant à lui que « le cinéma doit jouer un rôle dans les événements historiques et au sein des pays du printemps arabe. » (Lire l’article en arabe).

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Iza Zmirli

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