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Revue de presse (9 au 15 mars)

mars 17, 2014

Mosquée endommagée, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, à Alep.

Cette semaine, les sujets qui ont occupé le devant de la scène médiatique arabe sont principalement les conséquences de l’échec politique d’une solution pour la crise syrienne, l’annonce de la candidature du président algérien pour un quatrième mandat, les attaques de Beit al-Maqdis et les présidentielles en Egypte, la destitution du Premier ministre libyen et la crise politique entre les pays du Golfe.

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Larmes de crocodile sur la Syrie.

Alors que la révolution syrienne est entrée dans sa troisième année, le journal al-Charq al-Awsat constate la mort de la révolution syrienne. Il rappelle le caractère pacifique des premières manifestations syriennes et explique que, face à l’échec d’une solution politique, la sortie de crise syrienne passera par « l’épreuve du terrain », à condition que change l’équilibre des forces entre les parties au conflit, le régime, les révolutionnaires et les autres groupes de combattants. Le journal britannique The Telegraph la qualifie de « pire crise touchant des  réfugiés dans l’histoire récente », avec plus de 2,5 millions de réfugiés et 6,5 millions de déplacés, ce qui équivaut à un tiers de la population nationale.

Cette semaine également, un nouvel épisode des élections présidentielles algériennes s’est joué, après l’annonce de la candidature du président Bouteflika à sa propre succession pour un quatrième mandat, le 23 février. Le Conseil constitutionnel a arrêté vendredi 14 mars la liste des candidats retenus pour l’élection, à savoir : Belaïd Abdelaziz, Benflis Ali, Bouteflika Abdelaziz, Touati Moussa, Hanoune Louisa, et Rebaïne Fewzi. Le quotidien el-Watan précise que la campagne sera lancée le 23 mars et durera jusqu’au 13 avril. Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a présenté sa démission pour diriger la campagne électorale du président sortant, Abdelaziz Bouteflika. Les opposants à la candidature du Président Bouteflika, dont des étudiants et intellectuels, sont nombreux à défiler dans les rues d’Algérie.

En Egypte, la semaine a été ponctuée de plusieurs attentats visant  l’armée et la police. Jeudi, l’attaque d’un convoi escortant un bus de militaires a fait un mort et trois blessés, et samedi matin, avant la prière de l’aube, un  point de contrôle militaire a été attaqué et fait 6 morts du côté des forces de sécurité. Ces opérations ont été revendiqués par les combattants de « Beit al-Maqdis », groupe armé affilié à l’organisation des Frères Musulmans du président déchu Mohammed Morsi. L’armée, visée par ces opérations, a affirmé aux journalistes de al-Masri al-Yom que ces intimidations ne rendaient que plus pressante la lutte contre le terrorisme. Dans ce contexte, le quotidien al-Hayat rappelle la nécessité d’organiser des élections présidentielles. Les deux candidats concurrents pour le poste de second président depuis la chute du régime sont Abdelfattah Sissi, chef de l’armée et maréchal d’Egypte depuis le mois de janvier 2014, et Hamdin el-Sabahi, chef du courant populaire égyptien qui se revendique laïc et d’inspiration nassériste.

Abdelfattah Sissi et Hamdin el-Sabahi

En Libye, le Premier Ministre, Ali Zeidan, a été destitué, mardi 11 mars, après un vote de l’Assemblée Nationale Libyenne  lui retirant sa confiance. Le journal Libya Herald affirme par la voix d’Ali Zeidan que le plus grand danger aujourd’hui pour la Libye réside dans le poids majoritaire des groupes islamistes à l’assemblée et dans le pays de manière générale. L’ancien premier ministre a fui son pays en direction de l’Europe en invoquant les menaces qui pesaient sur sa sécurité.

Ali Zeidan

Enfin, la crise diplomatique qui a secoué le Conseil de Coopération du Golfe (CCG), la semaine dernière, a été largement commentée par la presse arabe.

Divergences au Conseil de Coopération du Golfe.

Le 5 mars, en effet, l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis et le Bahreïn rappelaient leurs ambassadeurs au Qatar, pour protester contre la position du Qatar, véhiculée notamment par sa chaîne al-Jazeera, considérée comme trop favorable aux révolutions dans le monde arabe et trop critique envers la politique de Riyad.  Perçu comme une expression de la volonté hégémonique de Riyad sur la région, l’appel de Riyad à suspendre les relations diplomatiques n’a pas été suivi par les deux autres membres du CCG (Koweït et Oman).
Dans le journal al-Hayat, le journaliste Zouheir Kseibati implore les pays du Golfe de se réconcilier pour affronter ensemble les défis communs tels que « les guerres, la famine, la misère et les flots de réfugiés ».  Il rappelle que cette crise diplomatique au sein du CCG est la plus grave depuis sa création en 1981.

Anne Kodais

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